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Le Mouvement pour la démocratie de la parité et le Mouvement civil des associations de jeunesses condamne la tentative de faire noyer le débat sur la représentation des femmes et des jeunes

Le Mouvement pour la démocratie de la parité et le Mouvement civil des associations de jeunesses a vigoureusement condamné les attitudes irresponsables de certaines dynamiques qui tentent en réalité de faire noyer le débat sur ​​la représentation des femmes et des jeunes et générer un conflit artificiel et sans fondement. 

Le Mouvement a réitéré son appel à garantir une juste représentations des jeunes, mais qui ne soit pas au détriment de la représentation des femmes, soulignant son rejet de la proposition du gouvernement portant le n° 27-11 portant sur la liste nationale des femmes et des jeunes et sur le découpage électoral, affirmant que cette proposition ne sert pas le progrès démocratique et ne garantit pas l’intégrité et la transparence de l’opération électorale.

Le Mouvement a appelé à œuvrer à l’instauration d’un parlement démocratique est ouvert qui satisfait aux aspirations du peuple marocain et ce, à travers la consécration d’une première liste nationale aux femmes qui leur garantit le tiers des sièges du Parlement dans la perspective de réaliser la parité et d’une seconde liste nationale aux jeunes femmes et aux jeunes hommes qui leur garantit 20% des sièges du Parlement, tout en veillant à assurer une représentation démocratique des femmes et des jeunes dans le cadre de la loi organique sur les partis politiques et un découpage électoral équitable qui consolide le mode de scrutin de liste et le développe sur la base de circonscriptions provinciales de nature à garantir l’intégrité et la transparence des élections, ainsi que la mise en place de commissions au sein du Parlement qui soient en mesure de répondre aux doléances soumises par les citoyens de manière générale. 

Pour leur part, plusieurs observateurs du paysage politique marocain considèrent que la nouvelle constitution va dans le sens d’instituer la parité au niveau des circonscriptions électorales, précisant que si on dispose de 90 circonscriptions électorales, par exemple, elles devraient être réparties de manière égale entre les femmes et les hommes, c’est à dire consacrer 45 circonscriptions aux femmes et 45 circonscriptions aux hommes.

Ces observateurs estiment que la parité dans le cadre du « quota », revendiquée aujourd’hui par certains mouvements féministes, constitue une tentative de détournement de la nouvelle constitution, affirmant que le débat actuel sur la représentation des femmes et des jeunes omet plusieurs éléments essentiels, à savoir la compétence, l’intégrité, la transparence et les défis internes et externes, en particulier ce qui se passe dans le monde arabe.

Ces observateurs ont ajouté que les enjeux pour certains se confinent à définir l’âge de 35 ans pour les jeunes d’identifier et à garantir l’accès de 60 femmes au Parlement, c’est à dire défendre la ségrégation sur la base de l’âge et du sexe, alors que ce qui est souhaité est de parvenir à un parlement démocratique qui satisfait aux aspirations du peuple marocain et qui soit en conformité avec l’esprit de la nouvelle constitution. Ce qui ne sera pas réalisable avec l’accès au Parlement d’une personne qui n’aura pas la possibilité de former un groupe parlementaire à l’instar de ce qui arrive maintenant, comme en témoigne la présence d’un parlementaire (Abdelbari Zemzemi) qui n’est pas membre d’un groupe parlementaire et qui n’a pas droit à la parole au sein du Parlement, bien qu’il ne manque pas de questions à soumettre et à débattre.

Ces observateurs ont conclu que la prochaine phase requiert de tous de tenir compte des défis internes et externes, et par conséquent de prendre en considération les critères de compétence et d’intégrité lors des prochaines élections et ce, affirmant que « la pratique politique démocratique ne se limite pas à la participation aux échéances électorales malgré leur importance, mais que cette pratique doit être fondée sur la confrontation des programmes et la compétition des compétences politiques capables d’exprimer les aspirations des Marocains, qui portent de plus en plus sur la gestion des affaires de la société dans toutes ses dimensions politiques, économiques, culturelles, sociales, environnementales, etc. ».

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