M. Al-Aâraj rencontrela Coordination nationale desenseignants stagiaires, les représentants des mutuelles marocaines et des réseaux du contrôle technique et des représentantes de l’Association marocaine des sages-femmes

M. Mohamed Al-Aâraj, président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants,a tenu des réunions intensives les mardi et mercredi derniers à Rabat. Ainsi, la première rencontre a été tenue avec les représentants de la Coordination des mutuelles marocaines et a porté principalement sur le projet du code de la mutualité qui sera discuté prochainement au niveau de la Chambre des Représentants après son adoption par la Chambre des Conseillers.
Les représentants de ladite coordination ont présenté, au cours de cette rencontre, une pétition portant sur le projet du code de la mutualité pour qu’il soit en harmonie avec les principales recommandations contenues dans le rapport présenté par le Conseil économique, social et environnemental au sujet dudit projet de code. La Coordination aspire, à travers cette pétition, à préserver la spécificité du secteur mutualiste consistant en ses principes, basés sur la solidarité, la synergie, la démocratie et la non profitabilité afin que ce secteur puisse jouer le rôle qui lui incombe dans le cadre d’une économie sociale et solidaire, qui vise à faciliter l’accès à ses services de santé et à lutter contre l’exclusion, la marginalisation et la vulnérabilité. Cette pétition vise également à doter les mutuelles des moyens légaux pour leur permettre de contribuer à l’activité de santé de l’Etat et au développement humain.
Dans son allocution devant les membres de la Coordination, M. Al-Aâraj a affirmé qu’il salue leur détermination à défendre le secteur mutualiste et s’est engagé à être à leurs côtés, d’autant plus que ce secteur concerne cinq millions de bénéficiaires. A cet égard, M. Al-Aâraja recommandé aux membres de la Coordination de transmettre au Groupe Haraki leurs principales observations concernant le projet du Code et ses dispositions ainsi que les argumentaires accompagnant les amendements proposés, pour qu’ils soient examinés par les membres du Groupe Haraki et éventuellement adoptés par eux et inclus dans les éventuels amendements que compteraient présenter les groupes de la majorité.
Lors de la même journée, M. Al-Aâraj a rencontré,en compagnie de membres du Groupe Haraki, des représentants des réseaux du contrôle technique des véhicules, qui estiment quel’éventuelle révision du Code de la route porterait préjudice à cette catégorie, en particulier en ce qui concerne le montant des amendes fixé à5 millions de DH en cas de violation par l’un des membres desréseaux du contrôle technique de l’une des dispositions du code de la route, notant que de telles sanctions pourraient entraînerfermeture de nombreux centres de contrôle technique. M. Al-Aâraja promis d’accorderl’attention nécessaire à la préoccupation de ces professionnelset d’examiner profondément les dispositions se référantaux amendes.
M. Al-Aâraj a également tenu une rencontre avec les représentantes de l’Association marocaine des sages-femmes, qui ont soumis au président du Groupe Harakileurs observations et suggestions concernant le projet de loi n° 44-13 relatif à l’exercice de la profession de sage-femme. Elles ont exprimé, à cet égard, leurs aspirations à ce que la nouvelle loi encadrant leur profession, soit àlahauteur des aspirations de cette catégorie, à travers la définition précisede la profession et l’adoptiond’un référentiel unifiédes qualifications acquises lors de la formation de base et continue et ce, sur la base du programme d’action conjoint entre le ministère de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour le logement au titre de l’année 2014. Dans ce sens,l’Association marocaine des sages-femmes propose l’adoption officielle et légale de ce référentiel pour la détermination des compétences requises pour l’exercice de ce métier dans tous les secteurs, tout en proposantque la représentativitéau sein de l’instance des sages-femmes soit égale entre les sages-femmes du secteur privé et celles du secteur public. Au terme de cette rencontre, un mémorandum a été soumis à M. Al-Aârajregroupant toutes lespropositions d’amendementde l’Association. Le président du Groupe Haraki a promis de présenter ces propositions d’amendement aux membres du Groupe Haraki en vue de leur examenet afin de permettre au Groupe Harakid’adopter une position équilibrée qui sert les intérêts de cette catégorie.
Mercredi dernier, le président du Groupe Haraki a rencontré les représentants de la Coordinationnationale des enseignants stagiaires au Marocqui sont venus présenter leur cahier revendicatif et expliquer les tenants des sit-in qu’ils ont organisés et leur annonced’un boycott global et ouvert des cours jusqu’à l’abrogation des deux décrets organisantle concours d’accès aux centres régionaux de formation des enseignants.Les représentants de ladite coordination ont expliqué que le premier décret a dissocié la formationdes enseignants de leur intégration dans la fonction publique, alorsque le second décret a réduit de moitié la bourse accordé aux enseignantsstagiaires ; laquelle bourse est passée de 2.450 DH à 1.200 DH par mois. Dans son intervention, M. Al-Aâraj a s’est dit compréhensifdes revendicationsdes enseignants stagiaires, soulignant la nécessité pour le Groupe Haraki de disposerd’une vision globalede cette problématique et invitant, à cet égard, la Coordinationà soumettreson cahierrevendicatif au GroupeHarakiafin qu’il puisse l’examiner et arrêteréventuellement une position unifiée par rapport à cette question.



