L’exercice des libertés demeure tributaire du respect des lois régissant le droit de manifester et de protesterLa provocation d’une petite minorité des sentiments et des choix du peuple marocain est inacceptabl
Mohammed Mechehouri
La tentative de provocation préméditée par certaines personnes, mercredi dernier sur la place en face du Parlement, ne peut pas passer sans la formulation d’une position claire et explicite à l’égard de cette attitude irresponsable, constituant un cas dissonant au sein de la société marocaine
Primo et avant toute autre considération, et eu égard au fait que nous vivons sous le règne de l’Etat de droit, tout le monde est tenu de respecter ce principe et cette constante. Le droit de manifester et de protester est garanti, mais demeure tributaire du respect des lois régissant ce droit. Sinon, nous serons dans une situation de chaos où loi de la jungle constitue l’unique référence et où la satisfaction des caprices individuels constitue l’unique motivation.
Secundo, les règles démocratiques exigent la non-instrumentalisation des espaces publics à des fins de provocation des sentiments de la quasi-majorité du peuple par une poignée de personnes qui sont incapables d'influencer l'opinion publique et qui opposent un rejet gratuit à l'Etat des institutions.
S’agissant de l’enchaînement des évènements, tout un chacun peur relever sans déployer un grand effort de réflexion que cette tentative provocatrice a été planifiée de manière systématique par des parties nihilistes réprouvées par l'opinion publique, et qui ont trouvé dans l’espace virtuel un champ fertile pour manipuler certains adolescents aux petits esprits en vue de « protester » contre des rituels et les traditions que les Marocains avaient adoptés de pères en fils en vue de consolider l’édifice de leur Etat, fondé sur la cohésion forte et spontanée entre le Trône et le Peuple.
Cette opération de « provocation » a été accompagnée par certains médias qui ont adopté les méthodes de manipulation, en portant préjudicie à la symbolique d’une cérémonie que le peuple marocain n’a jamais senti, tout au long de l'histoire, qu’il était porteur des qualificatifs péjoratifs que les nihilistes ont tenté de lui coller.
Juridiquement, il a été procédé à l’interdiction d’un « sit-in » provocateur, par le biais duquel ses initiateurs ont tenté de sauter du monde virtuel (Internet) vers la réalité ; la réalité du peuple marocain attaché à son identité et à ses constantes spirituelles et nationales, au premier rang desquelles se trouve l’institution d’Imarat Al-Mouminine (La Commanderie des Croyants), fondant sa légitimité sur la Béiâa (Allégeance) en tant que devoir canonique.
En effet, une petite minorité, dont l’effectif ne dépasse quelques dizaines, a cherché à outrepasser la loi et à occuper l'espace public, ce qui a nécessité, comme c'est le cas dans d'autres pays, l'intervention des pouvoirs publics pour informer cette petite minorité de l’illégalité de leur acte et ce, dans le plein respect des règles de progressivité en vigueur en matière de préservation de la sécurité publique. Il est tout à fait naturel que cette petite minorité, comme en attestent ses attitudes précédemment observées, tente de défier la loi et provoque les causes de la « tension » pour créer « l’événement » de toutes pièces.
Il est tout aussi naturel dans de telles situations que la provocation et le climat de tension soient à l’origine de dépassements ayant pris pour cible certains hommes et femmes des médias ; chose qui n'est pas acceptable et qu'il ne faudrait pas reproduire à l'avenir. Néanmoins, il faudrait également souligner que les médias devraient faire preuve d'un niveau élevé de maturité et de responsabilité, en ne cédant pas à la complaisance à l’égard des caprices dissonants de certaines personnes en leur donner plus de poids qu'ils ne méritent. Le rôle des médias dans les sociétés démocratiques est suprême et ne tolère pas que ces médias se transforment en un canal pour véhiculer les caprices de cas maladifs en en faisant des événements au détriment des choix de la quasi-majorité du peuple.
L’une des choses qui est objet de notre étonnement réside dans la vitesse « suprême » avec laquelle ont été émises des réactions, comme c'est le cas pour l'organisation « Reporters sans frontières », ainsi que pour une tribune médiatique électronique ayant tenté d’immiscer « les relations maroco-françaises » dans cette affaire !!! Ce qui met à nu les motivations d’une minorité qui parie sur « l’appui de l'étranger » pour masquer son échec flagrant à l’intérieur.
En tout cas, tout le monde devrait savoir que la patience du peuple marocain a des limites, qu’il n’est plus permis de tolérer la manipulation et les attaques viles et gratuites contre les institutions de la Nation et ses symboles et que la démocratie et la liberté ne pourraient être de pair avec la propagation du chaos et la provocation de millions de Marocains par des dizaines de personnes.



