Le ministre de l’Intérieur, M. Mohand Laenser, a affirmé, mardi dernier, que la gestion optimale du secteur des transports urbains au niveau des grandes villes est tributaire de la mise à la disposition des conseils et des communes urbains les mécanismes nécessaires à cet effet.
En réponse à deux questions posées à ce sujet, lors de la séance des questions orales à la Chambre des Conseillers, M. Laenser a précisé qu’il est difficile de gérer les transports au niveau des grandes villes dans le cadre de l’organisation actuelle des conseils municipaux et des communes urbaines, indiquant que les communes ne devraient pas se départir du contrôle et du suivi, eu égard au fait que le système de décentralisation, adopté par le Royaume, stipule que l’élaboration des schémas de transport urbain est une question qui échoit, en premier lieu, aux communes.
En réponse à ces deux questions, posées respectivement par le groupe parlementaire de l’Istiqlal sur « la situation du transport urbain dans notre pays et dans la ville de Casablanca en particulier » et par le groupe parlementaire Authenticité et Modernité sur « le transport urbain dans notre pays », le ministre a ajouté que le secteur des transports urbains vit plusieurs problèmes, qui sont la conséquence, en particulier , de son incapacité à assurer son autofinancement, ainsi que de la problématique de l'expansion des villes et du niveau de capacité des sociétés de transport d’accompagner cette expansion.
M. Laenser a rappelé que le gouvernement est disposé à aider les communes dans ce domaine, notamment à travers l’octroi d'un soutien financier et la réalisation d’études, assurant toutefois que « l'Etat ne peut pas assurer la gestion directe de ce secteur en lieu et place de la gestion déléguée qui a prouvé son efficacité dans de nombreuses villes ».
M. Laenser a conclu en affirmant qu’« en raison de la croissance démographique et l'expansion urbanistique accélérées qu’enregistrent les grandes villes, les moyens de transport ne peuvent pas être examinés de manière fragmentée, mais dans le cadre d'une vision globale et intégrée ».



