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Les médias et la Chambre des Représentants

* Dr. Ghita Al-Hatimi :

Une image caricaturale des parlementaires est souvent véhiculée dans les médias, en dépit du fait que leur travail durant des heures au sein des commissions permanentes, leur diligence, les discussions et les amendements présentés par tous les groupes, se distinguant d’un haut niveau de qualité, visent à améliorer les projets de loi et pallier toutes les lacunes qui pourraient les affecter négativement à l’occasion de leur mise en œuvre. Tout cela témoigne de la prise de conscience par la majorité des députés parlementaires des responsabilités qui leur incombent.
Je crois, à cet égard, que plus de 5.300 questions qui ont été adressées au gouvernement et les 49 lois qui ont été adoptées durant la session parlementaire qui vient d’être bouclée n’ont pas été le fait de fantômes.

Lorsque nous valorisons et respectons le travail de chaque institution, nous allons aller de l’avant. C’est la critique constructive, tout en étant au fait de toutes les données, qui contribuera au rapprochement des citoyens de la politique. Le travail de chacune des commissions parlementaires devrait être accompagné par un staff de journalistes pour élucider les choses, non pas pour amadouer telle ou autre partie, mais pour jeter la lumière sur les faits que ne connaissent pas beaucoup d’entre nous.
290 membres de la Chambre des Représentants ont un niveau d’instruction élevé et seulement 5 membres d’entre eux n’ont pas de niveau d’instruction, mais ont capitalisé une expérience sur le terrain qui fait que leur discussion apporte une valeur ajoutée en jetant la lumière sur la réalité du secteur auquel appartient ou maîtrise chacun des membres.
Force est de relever, par ailleurs, qu’après son élection, le Président de la Chambre des Représentants a veillé à l’application du règlement intérieur de la Chambre, contribuant ainsi à l’enregistrement d’une présence remarquable des députés parlementaires et ce, grâce en plus à :
– la prise de conscience et le sens de responsabilité par certains députés parlementaires ;
– la carte électronique nominative de chaque membre, qui est utilisée lors de la séance plénière ;
– la liste de présence lors de la séance plénière, établie par chaque groupe parlementaire ;
– la liste de présence dans les travaux des commissions, qui est émargée par les députés parlementaires.
En cas d’absence sans excuse préalable et recevable comme stipulé dans le règlement intérieur, le nom des députés parlementaires absents sont annoncés lors de la séance plénière en guise de premier avertissement. Un autre avertissement est notifié en cas de deuxième absence. A la troisième absence, il est procédé à la ponction des indemnités versées aux députés parlementaires absents.
Tout cela a fait que la session parlementaire qui a été clôturée le mois courant a enregistré le plus faible niveau d’absences depuis le début du parlement.
Le changement de l’image déformée des institutions dans notre pays est la responsabilité de tous, à commencer par les membres de ses institutions et en arrivant aux médias, tout en veillant à rejeter les préjugés et les stéréotypes négatifs que nous gardons dans nos esprits et qui orientent nos subconscients vers le jugement d’une situation qui aurait changé entre-temps et n’est plus une réalité.
L’Homme est l’épine dorsale de toute institution. Cet homme peut être remplacé, changer au gré des circonstances et prendre davantage conscience de la responsabilité qui lui incombe et ce, durant chacune des étapes de sa vie. De ce fait, les médias devraient faire preuve de davantage de prudence s’agissant du jugement de l’action de parlementaires, car ils ont, en tant que quatrième pouvoir, une forte influence sur la société. Par conséquent, les médias, toutes catégories confondues, doivent faire prévaloir la vérité et rien que la vérité dans tous ce qu’ils publient, de manière à être au service du pays.

* Membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants

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