El Aâraj souligne l’intérêt qu’accorde le ministère au patrimoine national lors de la signature d’une convention dans la Région Casablanca-Settat

Saliha Boujraf:
Mohamed El Aâraj, ministre de la Culture et de la Communication, a affirmé, mardi dernier, que le ministère accorde un intérêt particulier au patrimoine national dans le cadre des stratégies qu’il adopte dans ce domaine.
Dans une allocution prononcée lors de la cérémonie de signature d’une convention sur le patrimoine immatériel de la capitale économique du Royaume, entre l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine et la société de développement local Casablanca Patrimoine, M. El Aâraj a souligné que la ville de Casablanca, qui est considéré comme une locomotive du développement du Royaume, regorge de coutumes, de traditions, d’us, de chants et d’histoires qui reflètent un long passé, une histoire authentique et une grande inter-fécondation.
Le ministre a ajouté que cette initiative mérite d’être saluée et d’être pleinement soutenueen vue d’assurer son succès, de mettre en exergue sa valeur et de sensibiliser au sujet de son contenu et de ses objectifs et ce, aux niveaux local, régional et national.
El Aâraj a poursuivi qu’en reconnaissance de la dimension mondiale du patrimoine culturel marocain et de la diversité de ses affluents, neuf sites et monuments historiques ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, à savoir les anciennes médinas de Fès (1981), Marrakech (1985), Meknès (1996), Tétouan (1997), Essaouira (2001),Rabat (2004),le ksar d’Aït Ben Haddou près d’Ouarzazate (1987), le site archéologique de Volubilis (1997) et la forteresse portugaise Mazagan dans la ville de Jadida (2004).
Le ministre a souligné, par ailleurs, que cinq éléments ont été inscrits aussi sur la liste de l’UNESCO représentative du patrimoine culturel immatériel, à savoir la place Jamaâ Lafna dans la ville de Marrakech (2001),le moussem de Tan-Tan (2005), la cuisine méditerranéenne dans la ville de Chefchaouen (2010), les fauconniers (2010), le festival des cerises à Séfrou (2012) et plus récemment la fameuse danse de Taskaouin du Grand Atlas(2017), qui a pu se trouver une place parmi les danses mondiales inscrites sur cette liste et ce, lors d’une réunion du Comité intergouvernemental du patrimoine culturel immatériel en Corée du Sud.
D’autre part, M. El Aâraj a rappelé que le patrimoine national a bénéficié également d’un autre couronnement international, résidant dans le classement l’ancienne médina de Tétouan en tant que ville innovante dans le domaine de l’artisanat et du folklore et ce, par le Réseau des villes innovantes relevant de l’UNESCO.
Le ministre a conclu en évoquan t l’important capital de connaissances qu’a capitalisé l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine dans les domaines des enquêtes archéologiques et de l’inventaire du patrimoine au cours des trois dernières décennies, ainsi que les nombreuses potentialités qu’il a pu former et encadrer.



