A l’ouverture des travaux de la 12ème session de l’Université Populaire :

M. Ouzzine critique les limites de la démocratie gouvernementale numérique et appelle le gouvernement à faire preuve d’audace pour résoudre les problèmes sociaux
Saliha Boujraf
M. Mohamed Ouzzine, Coordinateur de l’Université Populaire et leader haraki, a souligné que le choix d’organiser la 12ème session de l’Université Populaire sous le thème “Des approches à la lumière des enjeux du nouvel Etat social et des répercussions économiques actuelles” n’a pas été arbitraire ni pour meubler les travaux de cette session, car ce thème a été dicté par les circonstances et répond à la nature de l’étape actuelle.
Dans une allocution lors de l’ouverture des travaux de l’Université Populaire, organisée sous l’égide d’une nouvelle organisation, à savoir l’espace de l’Académie Lahcen Lyoussi, hier samedi à Rabat, M. Ouzzine a affirmé que le choix de ce thème traduit la démarche permanente du parti de l’interaction avec les préoccupations des citoyennes et des citoyens et de l’écoute et de la communication avec eux via divers canaux et ce, dans un contexte national marqué par les répercussions de la pandémie et de la hausse des prix qui ont eu un impact négatif sur le plan social.
Par ailleurs, M. Ouzzine a rappelé l’histoire de l’Etat social, affirmant que le terme est ancien et que le concept de l’« Etat social » fait référence à la garantie des droits sociaux et économiques de l’homme et des libertés et notant que cela a été incarné par la Clairvoyante Vision Royale à travers le lancement du chantier de la protection sociale, qui est l’un des chantiers majeurs sur lequel mise le Royaume pour améliorer les conditions de vie des citoyens et consolider le développement économique et social.
M. Ouzzine a souligné, en outre, que le Mouvement Populaire, à travers l’Académie Lahcen Lyoussi, voudrait prospecter des visions et des alternatives à l’etat social, qui n’est pas une innovation gouvernementale, mais plutôt un choix politique stratégique découlant de la politique générale du Royaume visant à promouvoir le système économique et social et à consacrer le processus démocratique et de développement.
D’autre part, M. Ouzzine a critiqué les limites de la démocratie numérique et de la marginalisation de la majorité réaliste, soulignant que faire face aux défis de l’étape actuelle requiert de faire preuve d’audace pour reconsidérer un ensemble de questions liées au traitement des problèmes sociaux dans un cadre holistique qui prend en compte la priorisation de tout ce qui a trait à la préservation de la dignité des Marocains sous tous ses aspects.
Le leader haraki a conclu son intervention en mettant l’accent sur l’importance de placer l’intérêt de la patrie au-dessus de toute autre considération, affirmant que « le Maroc, qui œuvre pour le déploiement du nouveau modèle de développement, ne peut le faire que s’il s’appuie sur toutes ses potentialités ».



