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Al Ahmadi interpelle le gouvernement au sujet de sa stratégie pour endiguerle chômage durant la phase post-Coronavirus et souligne la nécessité de tenir compte de la situation des travailleurs dans le secteur informel

Il a appelé à accompagner les entreprises nationales et à adopter le projet de loi relatif à l’exervice des activités de l’artisanat

AliaeRiffi:

Abdelhakim Al Ahmadi, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a interpellé le gouvernement au sujet de sa stratégie pour endiguer le chômage, dont le taux est susceptible de dépasser les prévisions en raison des répercussions de la pandémie du Coronavirus, ainsi qu’au sujet de la démarche selon laquelle le gouvernement compte établir une nouvelle vision avec des mécanismes innovants pour impulser une nouvelle dynamique dans le monde du travail.

Al Ahmadi a ajouté que la situation d’urgence sanitaire, qui constitue la première étape dans la gestion de la crise, a abouti à des résultats qui étaient relativement au niveau de la contrainte de la conjoncture imprévisible, mais le plus important ce sont les résultats escomptés durant la phase post-pandémie qui constitue le chantier sur lequel tout le monde devrait se pencher d’une manière proactive et participative.

Commentant une réponse du ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle à une question centrale sur « la stratégie du ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle en matière de gestion des répercussions du nouveau Coronavirus » au cours de la séance des questions orales d’hier lundi, le parlementaire haraki a mis l’accent sur la nécessité d’accompagner en permanence les entreprises nationales, toutes catégories confondues, eu égard au fait qu’elles constituent un secteur employeur et à leur rôle essentiel dans le tissu économique national.

Al Ahmadi a affirmé, à cet égard, qu’il  est nécessaire de faciliter l’accès des entreprises au financement afin de relancer leurs activités, de suspendre le paiement des impôts, de prolonger les délais des déclarations fiscales et de paiement des souscriptions à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et d’annuler toutes les pénalités de retard.

Le député parlementaire haraki a également appelé au remboursement des montants du saux entreprises, à la simplification des procédures pour préserver la vie des entreprises et de leurs employés et à la suspension des complications liées au financement bancaire pour les petites et moyennes entreprises, les très petites entreprises et les auto-entrepreneurs, qui sont considérés comme étant les catégories les plus touchées par la crise résultant de la propagation de ce virus et de l’état d’urgence sanitaire.

Al Ahmadi a affirmé, dans ce sens, que « beaucoup de ces entreprises ont fait faillite et bon nombre de familles souffrent en silence. Aussi, l’Etat est-il appelé à intervenir et à assurer un accompagnement rigoureux, et inciter les banques à appliquer les mesures approuvées par le Comité de veille économique ».

De même, M. Al Ahmadi a mis l’accent sur la nécessité de tenir des compte des nombreuses catégories de la société marocaine qui ont temporairement arrêté de travailler en raison de l’état d’urgence sanitaire, notant que ces catégories ne disposent d’aucune couverture médicale ou sociale, n’appartiennent ni au secteur formel ni au secteur informel et attendent de l’aide, ainsi que l’organisation des métiers qu’elles exerceraient dans l’avenir afin qu’elles puissent être au fait de leurs droits et devoirs et qu’elles soient rassurées par rapport à leur avenir et sort.

Le député parlementaire haraki, qui n’a pas omis de rendre hommage à la classe ouvrière à l’occasion de sa journée internationale, a également appeléà l’adoption des lois en suspens et à l’actualisation des lois surannées, en particulier celles relativesà l’emploi, à savoir notamment le projet de loi relatif à l’exercice des activités d’artisanat, qui comprend une série de dispositions et d’acquis au profit des artisans, y compris la couverture médicale et sociale.

Al Ahmadi a appelé également à réfléchir à l’adoption d’une loi pour indemniser le chômage et exempter les locatairesdes biens de l’Etat et des collectivités et des agréments des droits de bailpendant la durée de la pandémie et ce, à l’instarde la Décision Royale d’exempter les locataires des locaux des Haboursdes droits de bail, en particulier au profitdes professions qui sont à l’arrêt en raison de la pandémie, tellesle commerceet l’artisanat.

Al Ahmadi a conclu en soulignant la nécessité de prendre en considération la situation des populations du monde rural et des zones montagneuses, en particulier les agriculteurs et les éleveurs, dont les souffrances se sont aggravées en raison de la pandémie et de la sécheresse, ainsi que des mesures liées au confinement sanitaire.

Le député parlementaire haraki a ajouté, dans ce sens, « nous devons trouver des solutions innovantes et urgentes pour qu’ils puissent commercialiser leur bétail qui constitue leur seule source de subsistance dans le cadre du respect des mesures de précaution et de prévention et rassurerceux qui ont investi dans l’élevage du bétail quant à sa venteà l’occasion de l’Aïd Al-Adha.

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