Lors d’un colloque parlementaire international à la Chambre des Conseillers :

M. Atmoun : Le Maroc, sous la Clairvoyante Direction Royale, a pris conscience des risques liés à l’enjeu de la sécurité alimentaire
Saliha Boujraf
M. Mehdi Atmoun, Président du Groupe thématique de la sécurité alimentaire à la Chambre des Conseillers, a souligné que le Royaume du Maroc, sous la Clairvoyante et Sage Direction Royale, a pris conscience, depuis longtemps, des risques liés à l’enjeu de la sécurité alimentaire et de ses effets aux niveaux mondial et national.
Dans une intervention lors d’un colloque parlementaire international organisé jeudi dernier par la Chambre des Conseillers sous le thème « La souveraineté et la sécurité alimentaire : entre les défis de la situation internationale et les enjeux de la sécurité stratégique », M. Atmoun a souligné l’interaction de la Chambre des Conseillers avec les Hautes Orientations Royales à travers l’organisation d’un colloque international sous le thème « Les parlements et les enjeux de la sécurité alimentaire ».
M. Atmoun a ajouté que la Chambre des Conseillers a pris l’initiative récemment de créer le groupe thématique dédié au dossier de la sécurité alimentaire, qui a pu élaborer un projet de rapport général sur la situation des différentes filières liées à la production, la distribution et la commercialisation, indiquant que ce groupe a examiné les différents plans stratégiques sectoriels adoptés dans le Royaume et ayant une relation avec la sécurité alimentaire, tels que le Plan Maroc Vert, le plan Génération Green, le plan Alieutis, ainsi que le secteur agroalimentaire et tous les secteurs et filières connexes.
Le Président du groupe thématique de la sécurité alimentaire à la Chambre des Conseillers a rappelé, par ailleurs, que le groupe a effectué plusieurs visites de terrain et tenu plusieurs auditions avec toutes les parties prenantes, y compris des représentants de départements gouvernementaux, d’établissements et d’entreprises des secteurs public et privé, afin d’analyser l’état des lieux du système lié à la sécurité alimentaire, allant de la production à la distribution.
M. Atmoun a noté que le rapport, dans un souci de précision, comprend un tableau de bord regroupant tous les indicateurs nationaux relatifs à la sécurité alimentaire, à leur analyse et au suivi des besoins avec une perspective anticipative et prospective.
M. Atmoun a conclu son intervention en précisant que le groupe thématique a également examiné la structure institutionnelle et le dispositif législatif liés à la sécurité alimentaire, qui sont autant de références qui ont permis au groupe de formuler des projets de recommandations et de propositions qui seront soumis, après l’accomplissement des travaux du groupe, via les voies institutionnelles de la Chambre des Conseillers conformément au règlement intérieur de la Chambre.
Appel à innover de nouveaux modèles afin de parvenir à un monde sans affamés
Pour sa part, le Président de la Chambre des Conseillers, M. Naâma Miyara, a souligné que le monde se trouve à un tournant critique qui requiert de tous de réfléchir à l’émergence d’un nouvel agenda mondial pour la souveraineté et la sécurité alimentaire et à l’édification de modèles nationaux efficaces pour assurer les approvisionnements alimentaires nécessaires de manière juste et équitable.
Il a appelé à innover de nouveaux modèles pour faire face à cette crise, soulignant que l’enjeu de la souveraineté et de la sécurité alimentaire ne se limite pas aux politiques nationales, mais demeure tributaire principalement du renforcement de la coopération bilatérale entre les pays et de l’adoption d’un système multilatéral qui contribue à la défense des intérêts communs et développe un nouveau modèle mondial de coopération afin de parvenir à un monde sans affamés.
Le monde fait face à un niveau d’insécurité alimentaire inédit
De son côté, le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) au Maroc, M. Jean Senahoun, a indiqué que le monde fait face à un niveau d’insécurité alimentaire inédit, relevant que le dernier rapport de l’ONU sur « l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde » a révélé que le nombre de personnes touchées par la faim dans le monde a augmenté pour atteindre j 828 millions en 2021, soit une hausse de 150 millions personnes depuis l’apparition de la pandémie « Covid-19 ».
Il a indiqué que les phénomènes de la faim et de la malnutrition sont dus principalement aux chocs et aux risques multiples et croisés, en particulier les conflits et les changements climatiques, notant que cette situation s’est aggravée au cours des deux dernières années du fait que les moyens de subsistance et les systèmes de production ont été affectés à travers le monde.



