Activités parlementaires

Lors d’une séance plénière consacrée à la discussion du rapport de la Cour des Comptes :

M. Sbaîi réitère l’appel au gouvernement à présenter un projet de loi de finance rectificative au lieu de recourir aux marges de la loi de finances actuelle à travers des décrets

Il s’est interrogé sur la vision du gouvernement concernant la réforme des régimes de retraites et du traitement de ses dysfonctionnements, les établissements d’assurance, les systèmes de couverture médicale et le sort de la sécurité alimentaire au regard de la crise épidémiologique, de la flambée des prix et du déficit pluviométrique

Saliha Boujraf

Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a renouvelé son appel au gouvernement pour qu’il présente un projet de loi de finances rectificative au lieu de recourir à l’utilisation des marges de la loi de finances actuelle à travers l’édiction de décrets, après épuisement des crédits budgétaires.

A cet égard, M. Mbarek Sbaîi, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, a souligné, dans une intervention au nom du Groupe Haraki lors d’une séance plénière consacrée à la discussion du rapport de la Cour des Comptes au titre des années 2019-2020, tenue mardi dernier à la deuxième chambre du Parlement, que la véritable démarche de réforme consisterait à mettre en place une politique de gestion des finances publiques et à se départir de la vision comptable étriquée en adoptant une vision qui innove des solutions en matière de diversification des ressources et de production des richesses au lieu de se précipiter vers les positions pour répartir ces richesses, affirmant « Notre problème aujourd’hui, comme cela a été d’ailleurs le cas hier, ne réside pas dans le manque de ressources mais dans leur mauvaise gestion, et dans l’adoption d’un mode de gestion par les moyens et non par les résultats ».

Par ailleurs, le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a appelé à placer les droits de la patrie et de la société au-dessus des calculs étriqués liés au mandat passager du gouvernement, et au-dessus de la succession des intérêts partisans petits et étroits, notant que le rapport de la Cour des Comptes a diagnostiqué la situation financière difficile de nombreux fonds et institutions liées à la couverture médicale et à la protection sociale, dont certaines  sont en faillite et d’autres en voie de l’être.

M. Sbaîi a souligné que cette situation interpelle le gouvernement et ses promesses électorales au sujet des solutions pratiques à même de réformer cette structure institutionnelle avant de promouvoir de manière exagérée des réalisations impalpables au titre du chantier Royal stratégique de la généralisation de la protection sociale.

Le conseiller parlementaire haraki s’est également interrogé sur la vision du gouvernement concernant la réforme des régimes de retraites et le traitement de leurs dysfonctionnements et la situation des établissements d’assurance et des régimes de couverture médicale de base et d’assistance médicale avant d’annoncer leur suppression au motif de la généralisation de la couverture médicale, notant que cette décision cache la volonté du gouvernement de passer du service gratuit à l’option des services sociaux payants.

M. Sbaîi s’est également arrêté sur les dysfonctionnements des chaînes de production, notamment la politique agricole et commerciale, s’interrogeant sur le sort de la sécurité alimentaire au Royaume au regard de la crise épidémiologique, de la flambée des prix, du déficit pluviométrique et de la crise mondiale causée par la guerre en Ukraine.

M. Sbaîi s’est également interrogé sur le sort des chantiers engagés en matière de gouvernance territoriale après le mandat fondateur de la régionalisation avancée, la mise en œuvre de la charte de la déconcentration administrative et les mesures concrètes prises par les départements gouvernementaux pour permettre aux régions et aux collectivités territoriales en général d’exercer leurs compétences propres, ainsi que leurs compétences conjointes et transférables.

Le conseiller parlementaire haraki s’est interrogé aussi sur les mesures prises pour renforcer et mettre à niveau la gestion financière au sein des collectivités territoriales afin d’éviter que l’acteur politique territorial ne commette des violations, de manière intentionnelle ou non, ainsi que sur les actions menées par les autres départements gouvernementaux pour activer l’option régionale, à l’instar du ministère de l’Intérieur qui demeure le seul département gouvernemental qui accompagne ce chantier stratégique.

Le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers n’a pas manqué de recommander à l’actuel gouvernement de gérer les acquis positifs capitalisés par le Royaume et d’innover des solutions aux lacunes, problématiques et dysfonctionnements mis en évidence par les rapports de la Cour des Comptes, loin de l’illusion de la prétendue rupture et de la poursuite de l’adoption d’une approche sélective qui prend au passé ce qu’elle veut et laisse ce qu’elle juge inutile, et tout en abandonnant la rhétorique de la justification pour épouser l’audace de la décision.

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