M. El Aâraj : L’idéologie politique a impacté la législation

Zineb Abou-Abdellah
M. Mohamed El Aâraj, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants et Président de la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme, a souligné que l’idéologie politique a impacté la législation et a fait en sorte que plusieurs lois sont restées prisonnières des tiroirs de l’institution parlementaire, consacrant ainsi la perte de temps législatif.
M. El Aâraj a affirmé, à cet égard, qu’« il n’est pas raisonnable que des lois organiques continuent d’être discutées au Parlement jusqu’à ce jour, plus de dix ans après la constitution de 2011, ce qui exige la révision de nombreuses lois afin d’éviter une importante perte du temps législatif ».
Dans son intervention lors d’un séminaire organisé par l’Observatoire national des droits des électeurs, qui a présenté un rapport sur la 10ème expérience parlementaire 2016-2021, M. El Aâraj a indiqué que la fonction législative au cours de la dernière législature avait été exercée par le gouvernement à travers la présentation de projets de lois plus que la Chambre des Représentants qui n’a été qu’à l’origine de 5% des initiatives législatives avec la soumission de propositions de lois au sein de l’institution parlementaire.
Précisant à cet égard, que la Chambre des Représentants s’est contentée de la discussion et du vote des projets de lois, M. El Aâraj a relevé que ce phénomène a perturbé l’équilibre politique entre les pouvoirs exécutif et législatif, au vue de la prédominance de l’action gouvernementale sur l’initiative parlementaire.



