Activités parlementaires

M. Sentissi appelle le gouvernement à intervenir pour protéger les citoyens souffrant de la cherté de la vie et du carburant

Saliha Boujraf

Le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, M. Driss Sentissi, a affirmé l’échec du Plan Maroc Vert à atteindre ses objectifs, soulignant son incapacité à réaliser la sécurité alimentaire.

Commentant la réponse du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, M. Mohamed Sadiki, à une question sur la saison agricole en cours, présentée par le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, lundi dernier lors de la séance des questions orales, M. Sentissi a affirmé « il y a un dysfonctionnement (..) 15 milliards de DH ont été dépensés dans le cadre du Plan Maroc Vert et nous avons attendu 14 à 15 ans pour réaliser la sécurité alimentaire des citoyens, mais le prix des poivrons a atteint 25 DH le kilogramme ».

Le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a poursuivi de manière sarcastique en déclarant « ne dites pas que la hausse du prix du poivron est le résultat de la guerre ukraino-russe. Bien sûr que non, car le poivron est produit au Maroc ».

M. Sentissi a ajouté « nous avons déployé le Plan Maroc Vert pour maîtriser les prix des légumes et des fruits ».

M. Sentissi, qui a souligné que la ministre de l’Economie et des Finances a affirmé en réponse à sa question écrite qu’elle avait suspendu les droits de douane sur les importations de denrées alimentaires en novembre 2021, s’est interrogé si le gouvernement pouvait geler les droits de douane et les taxes, alors qui l’empêcherait de les geler sur le carburant (..) Les gens souffrent ».

Il a poursuivi « le gouvernement peut reporter la perception de ces droits et taxes et reporter même les investissements, mais la souffrance des citoyens du fait de la flambée des prix ne peut pas être reportée ».

Le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a indiqué que les petits et moyens agriculteurs sont les plus affectés, précisant que « le soutien exceptionnel alloué aux agriculteurs affectés par la sécheresse, fixé à 10 milliards de DH, n’est pas suffisant. Certes, ce montant semble important, mais il ne faudrait pas oublier que 6 milliards de DH ont été consacrés au traitement des crédits bancaires, un milliard de DH pour l’assurance. Il n’en reste que 3 milliards DH, ce qui a donné lieu à l’attribution de 2 à 3 sacs d’orge aux agriculteurs, ce qui n’est pas suffisant.

M. Sentissi a conclu son intervention en soulignant la nécessité pour le gouvernement d’intervenir pour mettre fin à la flambée des prix des biens de consommation et des carburants, qui enflamme les poches des citoyens et menace leur pouvoir d’achat.

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