Mme Naïm appelle le gouvernement à assurer un seuil minimum de dignité pour les retraités àau vu de la flambée des prix

Aliae Riffi
La députée parlementaire harakie, Mme Kelthoum Naïm, a interpellé le gouvernement au sujet de l’exclusion des retraités et de leurs représentants des rounds du dialogue social, critiquant la corrélation établie entre la réforme des pensions de retraite et la réforme des régimes de retraite, en affirmant que « la réforme des régimes de retraite est structurelle, alors que la réforme des pensions de retraite est urgente ».
Commentant la réponse de la ministre de l’Economie et des Finances, Mme Nadia Fettah Alaoui, à une question sur « la situation de la catégorie des retraités à la lumière de la cherté de la vie et de la hausse des prix des matières essentielles », posée par le Groupe Haraki lors de la séance des questions orales, tenue hier lundi à la Chambre des Représentants, la députée parlementaire harakie a appelé à assurer un seuil minimum de dignité pour les retraités et les personnes âgées.
A cet égard, Mme Naïm a noté que cette catégorie ne constitue pas une partie importante de l’Etat social prôné par le gouvernement comme slogan durant cette étape.
Elle a ajouté que les retraités, ainsi que les personnes âgées, vivent dans des conditions déplorables depuis un certain temps et que leur situation s’est substantiellement aggravée à cause de la hausse exponentielle des prix.
Mme Naïm a relevé que la logique dicte de procéder à une augmentation de la pension de retraite minimale pour s’aligner avec le SMIG, et d’instituer un revenu minimum pour la vieillesse qui ne soit pas inférieur au seuil de pauvreté, comme cela avait été recommandé par le Conseil économique, social et environnemental, tout en permettant à la veuve de bénéficier d’une pension de retraite minimale.
La députée parlementaire harakie s’est interrogée sur la raison de l’échec de la mise en œuvre de l’engagement du gouvernement concernant l’institution d’un revenu de la dignité, d’autant plus que la date de décaissement de la première tranche était prévue durant le dernier trimestre de l’année 2022.
Mme Naïm n’a pas manqué d’appeler le gouvernement à adopter une politique publique spécifique à cette catégorie, basée sur l’institution en sa faveur d’une exonération totale de l’impôt sur le revenu, tout en lui permettant de bénéficier des services de la protection sociale et de certains avantages, tels que la gratuité du transport et d’hébergement comme c’est le cas le cas en Europe.



