Amzazi : L’initiative PRIMA est extrêmement prometteuse et requiert de n’épargner aucun effort pour qu’elle soit couronnée de succès

Le Maroc et l’Union européenne ont signé, mardi dernier à Bruxelles, l’accord de coopération scientifique et technologique fixant les conditions et modalités de la participation du Royaume au partenariat en matière de recherche et d’innovation dans la zone méditerranéenne (PRIMA).
L’accord a été signé au siège du Conseil de l’Union européenne par le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Saïd Amzazi, du côté marocain, et par M. Dimiter Tzantchev, Président en exercice du Conseil de l’Union européenne, et M. Carlos Moedas, Commissaire européen pour la Recherche, la Science et l’Innovation, du côté européen et ce, en présence de l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, M. Ahmed Reda Chami.
Le Maroc fait ainsi désormais formellement partie des 19 Etats membres et pays du pourtour méditerranéen qui œuvrent au développement de solutions innovantes pour une gestion durable de l’eau et de la production alimentaire ; deux défis majeurs dans la région.
Les chercheurs marocains pourront ainsi, en vertu de cet accord, participer à des appels à projets avec leurs collègues euro-méditerranéens, dans le cadre de partenariats tripartites impliquant au moins un pays de l’Union européenne et un pays méditerranéen partenaire hors Union européenne parmi les 19 Etats membres de PRIMA.
Intervenant à cette occasion, M. Amzazi a affirmé que les systèmes agroalimentaires euro-méditerranéens et les ressources en eau se trouvent aujourd’hui profondément affectés et font face de plus en plus à des défis environnementaux et sociaux complexes et multidimensionnels.
Dans ce sens, le ministre a souligné que l’eau est l’un de ces défis majeurs, ajoutant que les pays du Maghreb ont commencé à faire face à un stress hydrique aux conséquences désastreuses et que 20 millions de méditerranéens n’ont pas accès à l’eau potable, alors que 180 millions souffraient déjà en 2005 d’une pénurie en eau et seront près de 300 millions en 2050.
Par ailleurs, M. Amzazi a poursuivi que les pratiques agricoles sont également un défis majeur, précisant que l’écrasante majorité des pays tiers du pourtour sud-méditerranéen sont lourdement dépendants des importations de denrées alimentaires, alors que des solutions existent.
Le ministre a ainsi assuré qu’il est donc urgent que les universités et les organismes de recherche mettent en commun leurs expertises et leurs outils technologiques afin de répondre à ces défis méditerranéens, dont les enjeux impliquent clairement l’instauration et la consécration de sécurité et de la stabilité dans la région.
Amzazi a estimé que l’initiative PRIMA est extrêmement prometteuse, appelant à n’épargner aucun effort pour qu’elle soit couronnée de succès.



