Dans un commentaire du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers :Bekkali appelle le gouvernement à l’activation du rôle du Conseil de la concurrence et à la mise en œuvre des lois relatives à la liberté des prix et à la concurrence en vue de la protection des consommateurs contre les hausses successives des prix

Le Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers a appelé, mardi dernier, à l’activation du rôle du Conseil de la Concurrence et à la mise en œuvre des lois relatives à la liberté des prix et à la concurrence en vue d’assurer la protection des consommateurs contre les hausses successives des prix.
Dans une intervention au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, commentant la réponse apportée par le Chef du gouvernement, M. Saâd Eddine El Othmani, lors de la séance mensuelle des questions relatives à la politique générale et ayant eu pour thème « la protection des consommateurs », M. Tayib Bekkali a affirmé que le Groupe Haraki considère que le levier principal pour assurer la protection optimale des droits des consommateurs réside dans l’activation du rôle du Conseil de la Concurrence, la mise en œuvre des lois relatives à la liberté des prix et à la concurrence et la redynamisation des commissions de contrôle des prix et de la qualité des denrées alimentaires.
Dans ce sens, M. Bekkali a regretté le fait que ces comités ne se s’activent que rarement ou lors d’occasions ponctuelles, au cours du mois de Ramadan et dans les grandes villes, appelant à la redynamisation de ces comités et à l’intensification des campagnes de contrôle des prix de manière continue et durable, dans toutes les villes et contrées rurales du Maroc, afin d’assurer la stabilité des prix et la couverture de la demande par l’offre de denrées alimentaires.
Mettant l’accent sur l’importance de la réforme fiscale, M. Bekkali a précisé que l’un des principaux facteurs de la hausse des prix au Maroc réside dans le niveau élevé du taux de la taxe sur la valeur ajoutée appliquée sur les denrées alimentaires et les services de base, ce qui dicte de procéder d’urgence à la réduction de ce taux.
Bekkali n’a pas omis de souligner la nécessité de procéder à la révision à la hausse des salaires, à la réduction de l’impôt sur le revenu, à accorder davantage d’attention aux catégories démunies et marginalisées et à la classe moyenne, tout en veillant au lancement d’initiatives opérationnelles visant la répartition équitable des investissements publics et l’attraction d’investissements privés dans l’objectif d’élargir le bassin d’emploi et de lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité en perspective de la consécration de la stabilité sociale.



