Dans un commentaire prononcé au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers :Sbaîi relève la confusion qui a accompagné la mise en œuvre de la décision relative à l’institution de l’heure d’été

La publication de l’étude y afférente et la communication à son sujet devaient intervenir avant que les Marocains ne soient mis devant le fait accompli
M’barek Sbaîi, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers, a critiqué, mardi dernier, la décision d’adopter l’heure d’été de manière permanente, affirmant à cet égard « une telle décision ne peut être prise de manière urgente, soudaine et exceptionnelle ».
Dans un commentaire prononcé au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers en réaction à la réponse du ministre délégué chargé de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique, M. Mohamed Abdelkader, à une question centrale au sujet des causes et des raisons ayant dicté le changement de l’heure légale du Royaume, M. Sbaîi a précisé que « l’importance d’une telle décision politique réside dans son adoption en temps opportun et après une étude approfondie de ses incidences et répercussions sur divers aspects », soulignant que cette décision a créé un climat l’ayant rendue inacceptable et inapplicable.
Après avoir pris note de la confusion ayant accompagné la mise en œuvre de cette décision instituant l’heure d’été, le Président du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers s’est adressé au ministre en affirmant « vous avez évoqué l’existence d’une étude sur ce sujet, mais qui n’a été publiée qu’après la prise de la décision, alors que la publication de cette étude et la communication à son sujet devaient intervenir préalablement, avant de mettre les citoyennes et les citoyens devant le fait accompli ».
Sbaîi a ajouté que l’étude sur laquelle a reposé la décision prise a présenté trois scénarios, à savoir le retour au fuseau horaire de Greenwich (GMT) et son institution tout au long de l’année, l’adoption du changement de l’heure en fonction des saisons ou l’institution de l’heure d’été durant toute l’année, mais le gouvernement a penché pour la troisième option en faisant prévaloir des justifications liées à la consommation énergétique et en s’appuyant sur les résultats d’un sondage auprès d’un échantillon de répondants très limité et ne reflétant pas la volonté de larges franges de la société, soulignant que la réduction de la consommation d’énergie n’est pas garantie par cette mesure.
Il convient de noter que dans sa réponse,le ministre délégué chargé de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique avait conditionné la poursuite de l’adoption de l’heure d’été d’une manière permanente ou la rétraction sur cette décision par les résultats d’une opération d’évaluation de cette mesure au cours de la période hivernale s’étendant de novembre 2018 à avril 2019.
Le ministre délégué a considéré que le décret d’adoption de l’heure d’été était une mesure de gestion qui n’est pas irréversible, ayant pour finalité d’assurer la stabilité et non l’institution d’un nouveau fuseau horaire pour le Royaume, indiquant que l’opération d’évaluation du système adopté se poursuivrait tout au long de la période hivernale afin de déterminer le degré de son adéquation à la spécificité de la société marocaine.



