Dans un commentaire sur la stratégie « Génération Green 2020-2030» :
– MmeBelksaoui relève une série d’obstacles qui entraveraient son fonctionnement, notamment le contrôle du marché par les intermédiaires et les spéculateurs et la difficile traçabilité entre les unités de production et les points de commercialisation
– Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants souligné que les problèmes du milieu rural sont nombreux et nécessitent les efforts concertés de tous les départements ministériels et la convergence de leurs programmes
Saliha Boujraf:
Le Groupe Haraki à la Chambre des Représentants a souligné que le Maroc a assuré sa sécurité alimentaire grâce au « Plan Maroc Vert » ayant permis d’impulser une dynamique économique importante en milieu rural, précisant toutefois que les problèmes du monde rural sont nombreux et nécessitent les efforts concertés de tous les départements ministériels et la convergence de leurs programmes.
Dans ce contexte, MmeHakima Belksaoui, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants,a exprimé la satisfaction de son groupe du contenu de la stratégie « Génération Green 2020-2030 » , d’autant plus que cette stratégie a placé l’élément l’humain parmi ses priorités, tout en poursuivant la dynamique de développement agricole en étroite corrélation avec le développement humain et social.
MmeBelksaoui a affirmé, à cet égard, que « la classe moyenne agricole et les jeunes agriculteurs pourront compter sur une nouvelle génération d’organisations agricoles innovantes, qui assureront l’accompagnement de la mise à niveau des agriculteurs et du développer de leurs capacités grâce à une nouvelle génération de mécanismes d’accompagnement ».
En revanche, MmeBelksaoui a relevé une série d’obstacles susceptibles d’entraver lamise en œuvre de cette stratégie, en particulier les obstacles ayant pour principale causse le contrôle du marché par lesintermédiaires et les spéculateurs, la difficile traçabilité entre les unités de production et les points de commercialisation, ainsi que l’anarchiequi caractérise les marchés de gros et les marchés hebdomadaires.
MmeBelksaoui apoursuivi que « ces contraintesseraient de nature à nuire aux agriculteurs et à frustrer les espoirs des investisseurs dans le domaine agricole ».
Dans un commentaire de l’exposé de M. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, présenté devant la Commission des secteurs productifs à la Chambre des Représentants sur la nouvelle stratégie du secteur agricole « Génération Green », Mme Belksaoui a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de protection des consommateurs, d’une part, et de l’investisseur, d’autre part, tout en prenant en compte le pouvoir d’achat du citoyen et la garantie du succès du projet d’investissement.
Par ailleurs, MmeBelksaoui a appeléà l’élaboration d’une carte des vocations agricoles, qui devra être adoptée par l’agriculteur, soulignant que les subventions accordées aux agriculteurs devraient être basées sur le respect de cette carte à l’instar de ce qui est en vigueur dans des pays pionniers sur le plan agricole, tout en œuvrant au renforcement du conseil agricole.
MmeBelksaouin’a pas omis d’appeler à soutenir les coopératives agricoles, exhortant l’Office national de sécurité sanitaire des aliments (ONSSA) à redoubler d’efforts pour garantir la qualité des produits.
Concernant le spectre de la sécheresse qui guette désormaisle Maroc et suscite des craintes au sujet du ralentissement de la croissance économique qui dépend largement des rendements du secteur agricole, le ministre a indiqué que la saison agricole actuelle a enregistré une baisse de la moyenne des précipitations à 141 mm contre 245 mm enregistrés au cours des trente dernières années, ce qui représente un déficit de 44% par rapport au niveau de pluviométriedurant une année normale.
Le ministre a ajouté que le volume des eaux mobilisées dans les barrages a également connu une baisse importante, indiquant que cette situation a bien sûrdes répercussionssurle cours de la saison agricole, mais que l’état végétaldes céréales d’automne est satisfaisant, quoique l’évolutionde cet état demeure tributaire des prochainesprécipitations pluviales.
En conclusion, MmeBelksaoui a mis l’accent sur la nécessité de soutenir les agriculteurs et les éleveurs de bétail.



