M. Ouzzine : « Le gouvernement est de mauvais augure ». Son avènement a apporté hausse des prix, pandémie et sécheresse aux Marocains

Le proverbe populaire suivant s’applique au gouvernement : « le henné est rugueux, la maquilleuse est malvoyante et la mariée est tremblotante »
Il s’est interrogé à quoi sert d’affirmer que chaque tête de cheptel dispose d’un numéro de série et que l’offre dépasse la demande si cette offre dépasse la “poche du citoyen”
Il a qualifié la création d’une plateforme électronique en anglais de “scandale”
Saliha Boujraf
M. Mohamed Ouzzine, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a critiqué le “gouvernement Akhannouch”, en affirmant qu’« le contenu politique lui fait défaut ».
Dans un commentaire complémentaire et s’adressant à M. Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, M. Ouzzine a affirmé « cela fait 15 ans que vous êtes à la tête du ministère et vous prétendez que vous êtes un Etat social. Qu’avez-vous offert aux citoyens dans le cadre de l’Etat social ? ».
M. Ouzzine a ajouté « vous dites que vous avez affecté un numéro de série à chaque tête de cheptel et une boucle jaune. En quoi servent-ils le citoyen au vu de la hausse des prix des diverses matières de base. Vous dites que l’offre dépasse la demande. Certes, mais cette offre dépasse surtout la “poche du citoyen”, qui doit s’acquitter d’autres dépenses, telles que l’eau, l’électricité, l’Aïd, les vacances d’été, la rentrée scolaire, etc. »
M. Ouzzine a poursuivi : « les citoyens attendaient que vous preniez des mesures urgentes et pratiques pour sortir du tunnel de la cherté de la vie, et non pas le numéro de série et la boucle. Vous avez affirmé qu’il y a des moutons à 800 DH. Les Marocains ont raillé cette déclaration : c’est à manger sur place ou à emporter dans un sachet ! »
M. Ouzzine a également critiqué le mode de communication du ministère avec les Marocains, en affirmant « vous avez mis en place une plateforme numérique en anglais, appelée “My ANOC”, pour acheter les moutons du sacrifice, et c’est là un autre scandale », s’interrogeant « est-ce que Mohamed et Saïd qui sont dans la montagne sont sensés maîtriser l’anglais. Si vous avez un complexe vis-à-vis de l’anglais, allez l’apprendre ».
Par ailleurs, M. Ouzzine a considéré que le gouvernement d’Akhannouch est de mauvais augure, ayant apporté aux Marocains hausse des prix, pandémie et sécheresse, affirmant « la succession des malheurs fait rire (..). Il y a des gouvernements qui sont de bon augure et qui portent joie à ceux qui ont voté en leur faveur. Mais, ce gouvernement a apporté avec lui hausse des prix, pandémie et sécheresse. Le proverbe populaire suivant s’applique à ce gouvernement : le henné est rugueux, la maquilleuse est malvoyante et la mariée est tremblotante. Puisse Dieu nous réserver une meilleure issue ».
Pour sa part, M. Sadiki a affirmé que la demande prévisionnelle d’ovins et de caprins à l’occasion de l’Aïd Al Adha est estimée à environ 5,6 millions de têtes, dont 5,1 millions têtes d’ovins et 500.000 têtes de caprins, précisant que l’offre d’ovins et de caprins s’élève, quant à elle, à près de 8 millions de têtes, ce qui fait que l’offre dépasse de loin la demande.
M. Sadiki a ajouté que 7,2 millions d’ovins et de caprins ont été identifiés et numérotés sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 1er juillet courant, rappelant que l’opération d’identification et de numérotation s’effectue à l’aide d’une boucle jaune portant un numéro de série unique pour chaque tête de cheptel avec l’indication “Aid Al Adha”, qui est fixée sur l’une des deux oreilles de la tête du cheptel.
Le ministre a poursuivi en indiquant que l’opération d’identification et de numérotation vise à permettre au citoyen d’acquérir une tête de cheptel numérotée dont la traçabilité peut être établie si nécessaire, en plus du renforcement par l’ONSSA des opérations de contrôle et de suivi, qui comprennent le contrôle de la qualité des eaux dont s’abreuve le cheptel, di fourrage et des médicaments utilisés dans les exploitations et les unités d’engraissement, ainsi que le contrôle du transport de déjections de poulets, qui est effectué sur autorisation préalable des services vétérinaires de l’ONSSA afin d’assurer la traçabilité de leur parcours.



