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Lors d’un séminaire organisé par l’Association des Femmes HarakiesDes professeurs et des chercheurs soulignent les avantages et les lacunes du Code de la famille après dix ans de mise en œuvre

Les participants (Mme Fatiha Chafiî, professeur universitaire à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales à Souissi, Mme Zhour Al-Hour, président du Comité scientifique pour l’examen des mémorandums et propositions portant sur la création du Conseil consultatif de la famille et de l’enfance et ancien magistrat et un avocat, et M. Khalid Barjaoui, Doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales) ont souligné, samedi dernier à Rabat, que la mise en œuvre du Code de la famille, quoique entachée de certaines lacunes n’ayant pas trait aux dimensions juridiques et de droits de l’Homme, a assuré à la famille et à ses autres composantes la protection juridique nécessaire, et a réalisé l’équilibre social et a défini les responsabilités, les droits et les devoirs au sein de la famille.

Les intervenants lors de ce séminaire, organisé par l’Association des Femmes Harakies en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann sur le thème du « Code de la famille après dix ans de mise en œuvre… état des lieux et perspectives », ont précisé que le Code de la famille est confrontée à des difficultés dans le domaine de la mise en œuvre, car la mise en application de certaines dispositions de ce code reste tributaire de la diligence de la famille de la justice dans son ensemble, eu égard au fait que l’application saine du code de la famille requiert une connaissance pointue de la situation de la société, de ses spécificités et le niveau de sensibilisation de ses catégories et la prééminence des valeurs de justice et d’équité.

Ils ont souligné que les problèmes de la famille marocaine ne sont pas uniquement d’ordre juridique, mais d’ordre social, économique, éducatif et pédagogique, précisant que le code de la famille est intervenu pour organiser les relations et instaurer un certain équilibre au sein de la famille.

Ils ont précisé, par ailleurs, que le code de la famille n’a pas pour finalité que la femme décroche des droits plus que l’homme ou que l’homme aie de larges pouvoirs plus que la femme, ou de faire perdre les droits de l’enfant, soulignant que le code de la famille est intervenu dans l’intérêt  de l’homme, comme dans l’intérêt de la femme, mais aussi dans l’intérêt des enfants.

Les intervenants ont également souligné que de nombreuses problématiques entravent la mise en application correcte du code de la famille, en particulier s’agissant de certaines dispositions portant sur le divorce pour discorde qui prive la femme du droit de jouissance, de la poursuite du phénomène du mariage des mineures qui est devenue durant les dernières années la règle et de l’augmentation des tentatives de contournement de la loi pour contracter la polygamie, ainsi que de la privation du le fils de la femme violée de ses droits.

Les participants ont conclu que la mise en œuvre du Code de la famille, avec ses avantages et ses lacunes, requiert l’amendement de plusieurs textes qui entravent que les femmes et les enfants jouissent de leurs droits juridiques, en particulier après l’élargissement du champ de contournement de la loi et de violation des droits de la femme et de l’instrumentalisation de certaines dispositions  à des fins qui ne sont pas les leur.

 

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