M. Mohand Laenser, Ministre de l’Intérieur, à la Chambre des Représentants : Le gouvernement se penche, conformément à un approche multidimensionnelle, sur la résolution des problèmes sociaux qui étaient derrière les incidents de Taza- 3 ans de prison ferme à l’encontre d’un individu poursuivi pour atteinte aux sacralités- Des peines de prison variant entre 5 mois avec sursis et 10 mois fermes à l’encontre des individus poursuivis pour avoir fomenté des émeutes
Le Ministre de l’Intérieur, M. Mohand Laenser, a souligné, lundi dernier, que le gouvernement se penche, conformément à une approche multidimensionnelle, sur la résolution des problèmes sociaux qui étaient derrière les incidents qu’a enregistrés récemment la ville de Taza, attirant l’attention sur le fait que ces incidents ont été amplifiés, en particulier par certains médias électroniques.
Dans sa réponse à une question centrale à la Chambre des Représentants au sujet des incidents qu’a enregistrés récemment la ville de Taza, M. Laenser a ajouté que le gouvernement a œuvré à la mise en place d’une commission comprenant des responsables gouvernementaux, des élus et des représentants de la population en vue de trouver des solutions à certains problèmes sociaux urgents et de réfléchir à des solutions appropriées aux problématiques sociales qui nécessiteraient plus de temps, soulignant que cette commission ne concerne pas uniquement la ville de Taza.
Après avoir rappelé que les incidents de Taza n’ont concerné que le quartier Al-Koucha et certains quartiers avoisinants, le Ministre de l'Intérieur a souligné que certaines parties ayant leur propre agenda étaient derrière l’instrumentalisation et l’attisement des incidents. Il a affirmé « nous sommes en train de mener des enquêtes pour savoir ce qui s'est passé de manière précise ».
M. Laenser a souligné que les méthodes de traitement de ce type de protestation devraient être basées sur le principe que la protestation pacifique est un droit garanti à tous, à travers le dialogue continu et responsable, précisant que les villes marocaines sont la scène quotidiennement de protestations et de revendications et que l’intervention des forces de sécurité est dicté par la nécessité de faire respecter la loi en cas d'occupation de la voie publique, de vandalisme ou d’atteinte aux symboles de l'Etat.
M. Laenser a rappelé, par ailleurs, l'ordre chronologique du déclenchement des incidents de Taza et a indiqué que ces incidents ont causé la blessure de 94 agents de sécurité et de 18 manifestants qui ont tous reçu les soins nécessaires, soulignant qu'aucune perte de vie n’a été enregistrée.
Dans ce contexte, une source judiciaire a indiqué que le Tribunal de Première Instance de Taza a condamné, lundi dernier au soir, un individu poursuivi pour atteinte aux sacralités à une peine d'emprisonnement ferme de trois ans et au paiement d’une amende de 10.000 DH.
La même source a ajouté que l'accusé était apparu coïncider, en concomitance avec les émeutes qu’a connues la ville de Taza, sur des vidéos qui ont été diffusées sur Internet où il insultait les sacralités du Royaume.
D’autre part, le même tribunal a prononcé, hier matin, des peines d'emprisonnement allant de cinq mois de prison avec sursis à 10 mois de prison fermes à l’encontre de 13 accusés poursuivis pour leur implication dans les émeutes qui ont eu lieu récemment dans la zone d’Al-Koucha à Taza.
Ainsi, le tribunal a condamné 7 accusés, poursuivis dans le cadre de ce dossier, à 5 mois de prison avec sursis et au paiement d’une amende de 3.000 pour chacun d'entre eux. Par ailleurs, le tribunal s'est prononcé pour 10 mois de prison ferme à l’encontre de six autres accusés, condamnés également au paiement d’une amende de 1.000 DH pour chacun d'eux.



