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Moubdiî critique le traitement que réserve le gouvernement aux rapports de la Cour des Comptes et l’appelle à interagir avec les recommandations soumises

Il appelle à l’adoption d’une nouvelle vision d’un investissement public contribuant à un développement équilibré et équitable, générateur d’opportunités d’emplois et de revenus

 Il souligne la nécessité de réformer la Caisse marocaine des retraites (CMR), la Caisse de dépôt et gestion (CDG) et l’Office chérifien des phosphates (OCP)

 Mohamed Moubdiî, Président du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants, a critiqué, mercredi dernier à Rabat, le traitement que réserve le gouvernement au rapport de la Cour des Comptes, affirmant que « le rapport a révélé de nombreux dysfonctionnements et carences en matière de gestion, de gouvernance, d’évaluation, de suivi et de reddition des comptes. Le rapport a émis aussi une série d’observations récurrentes, déjà soulevées dans les différents exposés qui avaient été présentés auparavant » et soulignant que « le gouvernement devait de ce fait présenter un bilan du processus de mise en œuvre des recommandations de la Cour des Comptes ».

Dans une intervention au nom du Groupe Haraki à la Chambre des Représentants lors de la discussion de l’exposé du Premier président de la Cour des Comptes qu’il a présenté devant le Parlement en date du 23 octobre 2018, M. Moubdiî a précisé que cette échéance ne peut pas être un simple instant passager d’écoute et de discussion, sans qu’il soit suivi d’effet et d’accompagnement, soulignant que la consolidation de la confiance et de la crédibilité à laquelle aspirent les citoyens requiert de corréler l’engagement à l’exécution et de donner une force probant eaux recommandations émanant d’une telle institution de gouvernance indépendante.

Par ailleurs, M. Moubdiî a rappelé les attentes des Marocains depuis le Discours Royal du 9 mars et la Constitution de 2011, s’interrogeant dans quelle mesure le gouvernement a interagi avec la proposition de la Cour des Comptes d’élaborer une nouvelle vision de l’investissement public,fondée principalement sur les critères d’efficacité, de rentabilité et de bonne gouvernance et contribuant à un développement équilibré et équitable, générateur d’opportunités d’emplois et de revenus.

Moubdiî s’est interrogé aussi dans quelle mesure le gouvernement a interagi avec la proposition de la Cour des Comptes pour sortir du tunnel de l’endettement qui constitue un fardeau pour la trésorerie de l’Etat, sachant que la Cour des Comptes estime qu’il serait difficile de réaliser l’objectif de réduire l’endettement à 60% du Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2021, sur lequel s’est engagé le gouvernement.

En outre, M. Moubdiî s’est interrogé sur les mesures incitatives qui seront mises en placepar le gouvernement au bénéfice des petites et moyennes entreprises (PME), affirmant à cet égard « nous voulons de véritables mesures concrètes qui encadrent et encouragent les investissements, d’autant plus qu’il y a des dossiers importants sur lesquels devraient se pencher le Parlement et le gouvernement, à savoir notamment la Caisse marocaine des retraites (CMR) dont les réserves devraient être épuisées complétement d’ici 2027, ainsi que la réforme d’autres établissements publics, tels la Caisse de dépôt et gestion (CDG) et l’Office chérifien des phosphates (OCP).

Moubdiî a conclu en réaffirmant que le Groupe Haraki considère que cette échéance constitutionnelle est nécessaire et importante, non seulement pour apporter des réponses au Parlement ou pour justifier des dysfonctionnements et des carences, soulignant que son importance réside principalement dans le fait qu’elle permet d’apporter une réponse claire et argumentée au citoyen marocain, qui aspire à ce que les politiques, programmes et projets publics engagés aboutissent à l’amélioration de sa vie quotidienne et de ses conditions.

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