Les conseillersassiègent M. Doukkalipar une question centrale sur la démission collective des médecins du secteur public :Drissi souligne que les hôpitaux du Royaume souffrent d’un déficit de ressources humaines et que cette démission collective risque d’aggraver leur situation
Anas Doukkali, ministre de la Santé,s’est retrouvé,mardi dernier à la Chambre des Conseillers,la cible de critique sa cerbes que lui ont adressées les conseillers au sujet des difficultés et dysfonctionnements que connait le secteur de la santé dans notre pays et qui ont provoqué des démissions collectives des médecins du secteur public.
Dans ce contexte, M. Abderrahman Drissi, membre du Groupe Haraki à la Chambre des Conseillers,s’est interrogé sur les raisons de la démission collective des médecins dans le secteur public et l’évolution du dialogue ouvert par le ministère avec ces médecins, affirmant dans ce sens « la situation de certains hôpitaux du Royaume est calamiteuse et cette démission collective aggravera davantage la situation des hôpitaux dans de nombreuses zones du Royaume » ?
Dans ce sens, M. Drissi a cité, à titre d’exemple, la situation des hôpitaux des villes de Tinghir et Ouarzazate qui connaissent un grand déficit de ressources humaines, soulignant que la démission collective des médecins accentuerait la gravité de la situation de ces hôpitaux.
Le ministre de la Santé n’a trouvé d’autre réponse à cette question que de blâmer l’un des syndicats sectoriels les plus représentatifs de la catégorie des médecins, affirmant que le mouvement de protestation engagé par l’un des syndicats sectoriels les plus représentatifs de la catégorie des médecins n’a pas connu la moindre trêve,voire qu’il a évolué vers des formes étranges ».
Le ministre a ajouté que les médecins démissionnaires se sont placés dans une situation illégale et ont placé le ministère dans une position critiquepar rapport à la poursuite d’un dialogue objectif et constructif avec eux.
Doukkali a souligné que son ministère est conscient des problèmes auxquels est confronté le secteur, notamment la hausse de la demande des soins médicaux et le recours croissant aux hôpitaux publics, ce qui exerce une presse sur les services de certains hôpitaux, en particulier les services d’urgence.
Le ministre a justifié les problèmes que connaissant les hôpitaux du Maroc par les changements démographiques et épidémiologiques qu’enregistre le Royaume, la généralisation de la couverture médicale, à travers notamment la mise en place du Régime d’assistance médicale (RAMED),et les dysfonctionnements qui ont en taché la mise en œuvre de ce régime.
Doukkali a affirmé que suite à l’appel lancé par son ministère pour ouvrir un dialogue social sectoriel, il été surpris par un communiqué de quatre syndicats actifs dans le secteur où ils annoncent qu’ils boycottent ce dialogue et comme ils avaient boycotté des semaines auparavant une rencontre de concertation consacrée à la discussion du contenu du plan sectoriel 2025.
Le ministre a ajouté : « paradoxalement, ce sont les mêmes syndicats qui ont adressé, le 20 octobre dernier, une lettre ouverte au ministre de la Santé où ils expriment leur mécontentement et leur colère à l’encontre de la non-réactivité avec les attentes et revendications des personnels du secteur de santé et du fait que le gouvernement et le ministère continuent de manière inacceptable à geler le dialogue sectoriel sérieux ».
Le ministre a conclu en soulignant l’importance des ressources humaines dans le secteur de la santé,affirmant « elles constituent la pierre angulaire, car l’amélioration de situation du secteur de la santé dans notre pays demeure tributaire de leur adhésion » et soulignant « nous sommes déterminés à contrôler la présence au travail et à œuvrer pour rehausser le rendement de ces ressources humaines, en mettant en place les moyens et les conditions pour un meilleur service rendu aux citoyens et en mettant en œuvre les procédures administratives y afférentes ».



